Absinthe

Tchernobyl
Vingt-six avril
Vieux souvenir enfoui
Dont les cendres incandescentes
Et indécentes
Brûlent encore et toujours
Faudrait-il agrandir
Le sarcophage qui te confine ?
Et bien c’est déjà fait
Avec trois milliards d’encoffrés
Le nouveau nuage va passer
Sans se faire remarquer
Les médias ne s’étalent pas
Ayant assez sur le corona
L’homme est un fou savant
Qui joue avec le feu dévorant
Croyant sublimer son monde
Mais qui l’élime chaque seconde
Transformant l’absinthe qui le tuera

Ben (26/04/2020)


Venir sous

Me voici replongé
Dans mes piles de papiers
Il faut bien les traiter
Pour ne pas se noyer

Je parcours mes années
Au fil des dossiers
Je perçois mes succès
Les projets réalisés

Et puis quelques regrets
Pour ce qui n’a pas marché
qui au bout n’est pas allé
Ou que j’aurai dû changer

Dix huit années de cité
À la Ferriere soyez rassurés
Mes cinq ans dans le Bordelais
Du Haillan au Pauillacais
Et puis Montrougien j’étais
Six ans un peu Balneolais

Je retrouve les cahiers
Des exercices donnés
En tant qu’assistant et
Pédagogique j’exerçais

Le Zol’actu très renommé
Le prix Varennes nous avions gagné
Une carte du Médoc entier
Pour lequel j’intercedais

Les activités ecclésiales variées
Qu’avec beaucoup j’ai pu mener
Et puis les petits livrets imprimés
Des concours de poèmes organisés

Ben (25/04/2020)


Traverser

Période noire,
Crise en tout genre
Nous n’aurions qu’à sombrer
Et ne plus penser
Ranger sa vie
Avec les souvenirs
Du temps passé

Ce n’est pas sans peine
Qu’il nous faut traverser
Les épreuves blêmes
Toutes accumulées

Et pourtant il faudra
Avec l’aide du Très-Haut
Vivre d’espoir

Ce n’est qu’en levant les yeux
Que nous pouvons voir
Se mirer dans l’horizon
Un éternel revoir

Vibrer encore
Pour chacun et pour soi
Avec la force de la foi

(Pour Damien, parti trop tôt, hier soir)

Ben (24/03/2020)