Coquelicots

Un coquelicot
Au milieu d’un champ
Du bocage normand
Au creux des blés
Pas très loin des pommiers

Un autre ailleurs
Le long d’un muret
Sous le cerisier
Où l’oiseau sourit
En banlieue de Paris

Le vent divin les a conduit
Et ils se sont dit oui
En ce 21 avril
De l’amour le fil
Ils se sont entourés

Depuis ce temps
C’est avec tendresse
Et joie sans cesse
Qu’ils s’épanouissent
Donnant naissance à un fils

Profitons de la vie
De ces instants bénis
Lorsque au printemps
Nous ne pouvons aller
C’est en le créant
Qu’il peut se réinventer

À nos deux ans de mariage

Ben (21/04/2020)


Tu me manques à cette heure

Tu me manques à cette heure
Au milieu de mes langueurs
La belle cité des mineurs
Terroir cher à mon cœur

Les souvenirs j’ai laissé
Dans une maison jumelée
Au coeur des vertes forêts
Et des vestiges d’un temps passé

Confiné désormais
Sur une île de France
Je ne peux qu’admirer
Les printemps de mon enfance

Ce ciel bleu et sans nuage
Le soleil effleurant le visage
Chuchotant aux fleurs dès le matin
Que la journée se passerait bien

Foncer à toute allure sur le vélo
Dans les rues et venelles du Gué Plat
Aller à la coop ou au camion pizza
Rejoindre les copains près du transfo

Vivement la fin de cette crise sanitaire
Pour enfin pouvoir respirer ton air
Voir de mes yeux La Ferrière
Vibrer comme si j’étais parti hier

Ben (15/04/2020)


Depuis ma fenêtre

Les lueurs du soleil traversent les rideaux,
Le printemps vient d’arriver
Éveillé par la chaleur de ses rayons
Je retrouve la gaieté

Tout est propice à la promenade
Mais on est confiné
C’est au bord de la fenêtre ouverte
Que je peux respirer

Avec le chant des oiseaux libres
Je peux communier,
Entre voisins ayant ce même besoin
On va discuter.

L’énergie ravivée par un air nouveau
Je reprends mes activités
Le virus est encore l’objet des infos
Rester chez soi est la priorité

Ben (22/03/2020)


Quel cauchemar

Et si tout cela n’était qu’un cauchemar ?
C’est vrai,
Si depuis le début, tout était faux.
Et si ce virus n’existait pas,
Qu’il n’était jamais apparu,
Il ne dévasterait pas ce monde.

Plus de peur, plus de pandémie,
Plus de crise, plus de confinement…

Réveille-toi, le monde reste tel qu’il est…
Avec ses autres peurs, ses autres crises,
Ses autres malheurs…
Dans quel monde faudrait-il vivre ?

Celui de la tendresse, du partage,
Du vivre ensemble, de la parole tenue,
De l’oiseau qui réveille par ses douces mélodies un printemps tant attendu
De l’enfant qui vient de naître et qui sourit avec innocence à la vie qui l’attend
Un monde idéal ou un monde infernal ?

Chacun vit dans un monde différent,
Fait d’illusions et d’espérances
Mais souvenons-nous qu’après rêve ou cauchemar,
nos yeux s’ouvriront pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Saisissons donc l’opportunité
puisqu’il nous faut vivre le cauchemar
de resserrer les cœurs
Dans une solidarité retrouvée
Pour faire de l’homme un être meilleur

Ben (21/03/2020)