Tu me manques à cette heure

Tu me manques à cette heure
Au milieu de mes langueurs
La belle cité des mineurs
Terroir cher à mon cœur

Les souvenirs j’ai laissé
Dans une maison jumelée
Au coeur des vertes forêts
Et des vestiges d’un temps passé

Confiné désormais
Sur une île de France
Je ne peux qu’admirer
Les printemps de mon enfance

Ce ciel bleu et sans nuage
Le soleil effleurant le visage
Chuchotant aux fleurs dès le matin
Que la journée se passerait bien

Foncer à toute allure sur le vélo
Dans les rues et venelles du Gué Plat
Aller à la coop ou au camion pizza
Rejoindre les copains près du transfo

Vivement la fin de cette crise sanitaire
Pour enfin pouvoir respirer ton air
Voir de mes yeux La Ferrière
Vibrer comme si j’étais parti hier

Ben (15/04/2020)


Méconnaissable

J’ai osé
Sortir le bout du nez
Dans la cité
Pour acheter
Les premières nécessités.

Un vide immense
Une drôle d’ambiance
Faite de méfiance
Et de distance

Ce calme gênant
Et peu rassurant
Donne au néant
Son existant

Avançant masqué
Je ne reconnais
Ce pays drapé
De morosité

Toi qui aimes la fête,
Qui cries et rouspètes
Toi qui chantes à tue-tête
Qui jamais ne t’arrêtes

Je te retrouverai
Certainement changé
Un avant, un après
Pour ne jamais oublier
Les leçons du passé

Ben (31/03/2020)


Traverser

Période noire,
Crise en tout genre
Nous n’aurions qu’à sombrer
Et ne plus penser
Ranger sa vie
Avec les souvenirs
Du temps passé

Ce n’est pas sans peine
Qu’il nous faut traverser
Les épreuves blêmes
Toutes accumulées

Et pourtant il faudra
Avec l’aide du Très-Haut
Vivre d’espoir

Ce n’est qu’en levant les yeux
Que nous pouvons voir
Se mirer dans l’horizon
Un éternel revoir

Vibrer encore
Pour chacun et pour soi
Avec la force de la foi

(Pour Damien, parti trop tôt, hier soir)

Ben (24/03/2020)