L’étreinte

L’étreinte
Qu’elle soit amoureuse
Ou simplement affectueuse
N’est plus d’actualité

Le câlin
D’un enfant à sa mère
D’une sœur à un frère
N’est plus spontané

Les mains posées sur une vitre
Marquent la distance pénible
Qu’il nous faut respecter

Les larmes d’une grande mère
Émeuvent la France entière
Et nous font pleurer

Retrouverons nous un jour
Ce qui nous fait vivre ?
Ces sensations toujours
Qui nous font vibrer ?

Ben (27/04/2020)


Elles

De toutes les guerres
Elles sont les premières
A se bouger le derrière
Pour palier à la misère

Elles, chevilles ouvrières
Ne sont pas mises en lumière
Pour beaucoup non nécessaires
Alors que la galère, elles gèrent

Soutenons les infirmières
Et soignantes guerrières
Qui ne regardent au salaire
Dans de folles conditions sanitaires

Remercions celles de la terre
Croulant sous les emprunts bancaires
Ne laissant pas leur temps en jachère
En vraies mères nourricières

Évoquons les routières
Qui ne comptent leurs horaires
Pour livrer les conteners
De Hyères à Saint-Nazaire

Saluons les couturières
Souvent mises au vestiaire
Qui de leur savoir-faire
Tissent les barrières

Chacune à sa manière,
nous pouvons en être fiers
Contribue, force vivrière
À sauver la France entière

Ben (07/04/2020)