L’étreinte

L’étreinte
Qu’elle soit amoureuse
Ou simplement affectueuse
N’est plus d’actualité

Le câlin
D’un enfant à sa mère
D’une sœur à un frère
N’est plus spontané

Les mains posées sur une vitre
Marquent la distance pénible
Qu’il nous faut respecter

Les larmes d’une grande mère
Émeuvent la France entière
Et nous font pleurer

Retrouverons nous un jour
Ce qui nous fait vivre ?
Ces sensations toujours
Qui nous font vibrer ?

Ben (27/04/2020)


Quel cauchemar

Et si tout cela n’était qu’un cauchemar ?
C’est vrai,
Si depuis le début, tout était faux.
Et si ce virus n’existait pas,
Qu’il n’était jamais apparu,
Il ne dévasterait pas ce monde.

Plus de peur, plus de pandémie,
Plus de crise, plus de confinement…

Réveille-toi, le monde reste tel qu’il est…
Avec ses autres peurs, ses autres crises,
Ses autres malheurs…
Dans quel monde faudrait-il vivre ?

Celui de la tendresse, du partage,
Du vivre ensemble, de la parole tenue,
De l’oiseau qui réveille par ses douces mélodies un printemps tant attendu
De l’enfant qui vient de naître et qui sourit avec innocence à la vie qui l’attend
Un monde idéal ou un monde infernal ?

Chacun vit dans un monde différent,
Fait d’illusions et d’espérances
Mais souvenons-nous qu’après rêve ou cauchemar,
nos yeux s’ouvriront pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Saisissons donc l’opportunité
puisqu’il nous faut vivre le cauchemar
de resserrer les cœurs
Dans une solidarité retrouvée
Pour faire de l’homme un être meilleur

Ben (21/03/2020)