Grande soeur

Grande sœur tu es, et tu resteras
Soutien perpétuel depuis le début
Une seconde maman tu fus pour moi
M’encourageant dans mes idées farfelues

Pour beaucoup tu es un ange
Et comme eux tu n’attends pas
Que l’on t’apporte des louanges
Les offrant à celui qui te créa

Femme de prière et d’exception
Ne sous-estime pas tes talents
Tu es source de bénédiction
Pour tous, amis et parents

Malgré la distance exigée
Nous soufflons avec toi les bougies
Par écran interposé
La famille est réunie

Que l’amour, la joie, la paix
En ce jour te soient donnés
Et que cette nouvelle année
Vois en toi la vie s’exprimer

Pour Angélique, que j’aime 
Bon anniversaire !

Ben (08/04/2020)


Dis-moi combien tu m’aimes

Dis, qu’est-ce tu sèmes
Par-delà les chemins de ton cœur ?
Dis, écris-moi des poèmes
Qui viennent de l’intérieur

Dis, angoissé tu serais même
Que l’amour triomphe de la peur
Dis, envoie moi des je t’aime
J’en ai besoin toutes les heures

Dis, n’attends pas les chrysanthèmes
Pour exprimer la douceur
Dis, couvre moi d’un diadème
Pour atténuer la douleur

Dis, dis-moi combien tu m’aimes
C’est maintenant ou je meurs
Dis, laisse en toi le bohème
Ravir mon âme de bonheur

Ben (30/03/2020)


Quel cauchemar

Et si tout cela n’était qu’un cauchemar ?
C’est vrai,
Si depuis le début, tout était faux.
Et si ce virus n’existait pas,
Qu’il n’était jamais apparu,
Il ne dévasterait pas ce monde.

Plus de peur, plus de pandémie,
Plus de crise, plus de confinement…

Réveille-toi, le monde reste tel qu’il est…
Avec ses autres peurs, ses autres crises,
Ses autres malheurs…
Dans quel monde faudrait-il vivre ?

Celui de la tendresse, du partage,
Du vivre ensemble, de la parole tenue,
De l’oiseau qui réveille par ses douces mélodies un printemps tant attendu
De l’enfant qui vient de naître et qui sourit avec innocence à la vie qui l’attend
Un monde idéal ou un monde infernal ?

Chacun vit dans un monde différent,
Fait d’illusions et d’espérances
Mais souvenons-nous qu’après rêve ou cauchemar,
nos yeux s’ouvriront pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Saisissons donc l’opportunité
puisqu’il nous faut vivre le cauchemar
de resserrer les cœurs
Dans une solidarité retrouvée
Pour faire de l’homme un être meilleur

Ben (21/03/2020)


Au cœur du confinement

Au cœur du confinement
et celui du rangement,
des souvenirs remontent,
des objets, des lettres…
Et puis des larmes aussi.

Les mots doux refont surface,
et font vibrer les sentiments
trop longtemps endormis,
qui nous ramènent au firmament,
à l’existence même.

Que jamais nous n’oubliions,
dans le présent éloignement,
de puiser régulièrement
la force des liens qui nous unissent.

Laissons en nous se réveiller
la profondeur de l’essence humaine,
rappelant dans chaque battement
qui nous sommes vraiment.

Et que chaque jour nous retrouvions
le chemin de vivre autrement
pour qu’un avenir enthousiasmant
s’élève à nouveau sur nos vies.

Ben (19/03/2020)