Depuis ma fenêtre

Les lueurs du soleil traversent les rideaux,
Le printemps vient d’arriver
Éveillé par la chaleur de ses rayons
Je retrouve la gaieté

Tout est propice à la promenade
Mais on est confiné
C’est au bord de la fenêtre ouverte
Que je peux respirer

Avec le chant des oiseaux libres
Je peux communier,
Entre voisins ayant ce même besoin
On va discuter.

L’énergie ravivée par un air nouveau
Je reprends mes activités
Le virus est encore l’objet des infos
Rester chez soi est la priorité

Ben (22/03/2020)


Quel cauchemar

Et si tout cela n’était qu’un cauchemar ?
C’est vrai,
Si depuis le début, tout était faux.
Et si ce virus n’existait pas,
Qu’il n’était jamais apparu,
Il ne dévasterait pas ce monde.

Plus de peur, plus de pandémie,
Plus de crise, plus de confinement…

Réveille-toi, le monde reste tel qu’il est…
Avec ses autres peurs, ses autres crises,
Ses autres malheurs…
Dans quel monde faudrait-il vivre ?

Celui de la tendresse, du partage,
Du vivre ensemble, de la parole tenue,
De l’oiseau qui réveille par ses douces mélodies un printemps tant attendu
De l’enfant qui vient de naître et qui sourit avec innocence à la vie qui l’attend
Un monde idéal ou un monde infernal ?

Chacun vit dans un monde différent,
Fait d’illusions et d’espérances
Mais souvenons-nous qu’après rêve ou cauchemar,
nos yeux s’ouvriront pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Saisissons donc l’opportunité
puisqu’il nous faut vivre le cauchemar
de resserrer les cœurs
Dans une solidarité retrouvée
Pour faire de l’homme un être meilleur

Ben (21/03/2020)


La création retrouvée

L’homme renoue avec la création
Lorsqu’en paix il la laisse.
Fallait-il un sale virus
Pour qu’il réalise le processus ?

L’intérêt primant sur l’émotion,
C’est consciemment qu’il blesse.
Serait-il inarrêtable,
Ou agit-il parce que trop vulnérable ?

Le retard de sa compréhension
À la croire diablesse
Fera de lui un mendiant,
Ne récoltant que les fruits du vent.

Qu’en ces temps de dure tribulation,
Ou fléchit la vieillesse,
Il retrouve l’amitié
Qui lui fut donnée avant l’inimitié

Ben (20/03/2020)


Au cœur du confinement

Au cœur du confinement
et celui du rangement,
des souvenirs remontent,
des objets, des lettres…
Et puis des larmes aussi.

Les mots doux refont surface,
et font vibrer les sentiments
trop longtemps endormis,
qui nous ramènent au firmament,
à l’existence même.

Que jamais nous n’oubliions,
dans le présent éloignement,
de puiser régulièrement
la force des liens qui nous unissent.

Laissons en nous se réveiller
la profondeur de l’essence humaine,
rappelant dans chaque battement
qui nous sommes vraiment.

Et que chaque jour nous retrouvions
le chemin de vivre autrement
pour qu’un avenir enthousiasmant
s’élève à nouveau sur nos vies.

Ben (19/03/2020)