Pénurie

Peur au-dessus des caddies
Éternue et tous se méfient
Ne quitte pas des yeux ta liste
Un seul passage sur la piste
Rayons devalisés, ambiance glacée
Imagine quand la guerre régnait
En cette heure la paix est nourrie

Ben (20/04/2020)


Dis-moi combien tu m’aimes

Dis, qu’est-ce tu sèmes
Par-delà les chemins de ton cœur ?
Dis, écris-moi des poèmes
Qui viennent de l’intérieur

Dis, angoissé tu serais même
Que l’amour triomphe de la peur
Dis, envoie moi des je t’aime
J’en ai besoin toutes les heures

Dis, n’attends pas les chrysanthèmes
Pour exprimer la douceur
Dis, couvre moi d’un diadème
Pour atténuer la douleur

Dis, dis-moi combien tu m’aimes
C’est maintenant ou je meurs
Dis, laisse en toi le bohème
Ravir mon âme de bonheur

Ben (30/03/2020)


Quel cauchemar

Et si tout cela n’était qu’un cauchemar ?
C’est vrai,
Si depuis le début, tout était faux.
Et si ce virus n’existait pas,
Qu’il n’était jamais apparu,
Il ne dévasterait pas ce monde.

Plus de peur, plus de pandémie,
Plus de crise, plus de confinement…

Réveille-toi, le monde reste tel qu’il est…
Avec ses autres peurs, ses autres crises,
Ses autres malheurs…
Dans quel monde faudrait-il vivre ?

Celui de la tendresse, du partage,
Du vivre ensemble, de la parole tenue,
De l’oiseau qui réveille par ses douces mélodies un printemps tant attendu
De l’enfant qui vient de naître et qui sourit avec innocence à la vie qui l’attend
Un monde idéal ou un monde infernal ?

Chacun vit dans un monde différent,
Fait d’illusions et d’espérances
Mais souvenons-nous qu’après rêve ou cauchemar,
nos yeux s’ouvriront pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Saisissons donc l’opportunité
puisqu’il nous faut vivre le cauchemar
de resserrer les cœurs
Dans une solidarité retrouvée
Pour faire de l’homme un être meilleur

Ben (21/03/2020)