Inspiration

Qui du défi ou de la poésie
Donnera l’inspiration ?
Quelques minutes avant minuit
Font monter la pression

Savoir rebondir
Chaque instant encore et toujours
Ne plus réfléchir
Et laisser aux mots libre cours

C’est ce qu’il y a de mieux à faire
Lorsque l’orage gronde
Et que le flash des éclairs
Offre un spectacle de trombe

Allons vite nous coucher
Avant que demain ne soit
Il faut encore dessiner
L’oiseau qui m’illustrera

Ben 09/05/2020


Porte bonheur

Alors que les clochettes sonnent
Pour marquer du mois d’avril la fin
Le muguet de son magnifique parfum
Fait son entrée sans voir personne

Pour s’encourager dans la joie
On va s’envoyer cette fleur virtuelle
Accompagnée de pensées usuelles
Comme si le bonheur était sans voix

Pas de vendeurs au coin des rues
Ni de manifestations prévues
Nous ne fêterons pas le chômage
De ceux qui subissent l’orage

Où donc trouver le bonheur ?
Tu peux le porter à l’intérieur
Il suffit de laisser ton créateur
Le déposer au fond de ton cœur

Ben (01/05/2020)


La mélancolie du temps

La mélancolie du temps
Atteint les plus vifs esprits

Pluies d’orage
Couleur du vent
Pleurs de rage
Débordements

Mon âme s’épanche
Et les soucis défleuris
Prévoient la revanche
A la prochaine folie

Les mots filent
Comme le sang
Tout fébriles
Et renversants

Reprendre le cours
Normal et vivant
Loin de ce séjour
Où dorment les chants

Ben (29/04/2020)


La vague

La vague,
Celle de la tempête,
Déferlant d’est en ouest
Avale, déchire, rejette
Et lorsqu’elle se retire
Plus rien ne reste
Elle submerge,
Devient un raz de marée
Dévastant sur son passage
Même les bateaux
Les mieux arrimés

De l’extérieur,
À l’intérieur,
Tout n’est que désastre,
Puissante colère,
Agitation
Et folle destruction

Cette vague
Est arrivée,
Chez nous aussi,
Comme une claque
En pleine tête
Submergeant nos vies,
Nos hôpitaux
Sans masques pour plonger,
L’alerte lancée depuis bien longtemps
Nous rattrape et nous confine
En un rien de temps
Ne nous laissant aucune occasion
De reprendre notre respiration

Elle n’est pas seule
Et lorsque sa mer,
Ouvre sa gueule,
Elle emmène sans se taire
Les cris des violences
Les larmes de silence
Qui dans les maisons
Dépassent la raison

Ah, quand cesseras-tu
De venir nous secouer
Comme si tu nettoyais
Alors que tu nous tues ?

Demain, tu ne seras plus
L’orage, de courte durée
Chargé d’électricité
Opérera sa mue

Une autre vague surgira,
Celle de l’espoir cette fois
Plus douce, plus calme
Qui bercera nos âmes

Alors on pourra apprécier
De pouvoir naviguer
Au rythme paisible
D’un océan des possibles

Ben (28/03/2020)